• Dr Dre


    Né le 18 Février 1965 à Compton, André Young grandit dans les cités
    pavillonnaires de Compton, Los Angeles. Garçon sage de la famille, sa
    mère lui offre pour ses 18 ans un kit de DJ. Un déclic qui aura un
    impact important dans sa vie et surtout pour le Hip Hop dans globalité.
    Car c'est bien derrière ses manettes que depuis plus de 15 ans que Dr
    Dre gère sa carrière et celle de nombreux autres artistes ainsi que le
    rap tout entier. Histoire d'une légende vivante.

    Durant les
    années 80, Dré emprunte de sobriquet Doctor Dre alors qu'il fait parti
    d'un groupe de funk de South Central, World Klass Wreckin Crew. En
    1986, il rencontre Ice Cube et Eazy-E,
    celui qui venait alors de fonder son propre label Ruthless Records
    histoire de blanchir de l'argent sale, le trio formé sortant 'N.W.A
    & The Posse'. Les trois personnes ainsi que MC Ren et DJ Yella
    formèrent en 1988 la formation finale des Niggaz Wit Attitude et
    lâchèrent dans les bacs l'un des premiers gros disques de rap gangsta :
    ‘Straight Outta Compton', où Dr Dre se situe entre la production et le
    rap. Sur des ambiances funky, les propos dérangent : gang, violence,
    drogue, salopes. Les personnalités haut placées tentent de faire taire
    le groupe qui génère un immense succès et font parler d'eux partout
    dans le monde à cause de leur chanson phare « Fuck Tha Police ».
    L'année suivante, Dre se décida de produire pour une nouvelle valeur
    sûre : The D.O.C., parrainé lui aussi par Ruthless Records.

    Un
    peu jeunes et naïfs en dépit de leur reconnaissance, Ice Cube quitta le
    groupe en 1989, laissant les autres N.W.A. enregistrer sans lui en 1990
    le successeur ‘Efil4zaggin'. Dr Dre continue ses productions gonflées
    de funk californien mais tente lui aussi de quitter le groupe, sentant
    l'arnaque de leur manager Jerry Heller. Il rencontre alors en 1991 Suge
    Knight, un membre du gang des Bloods et ex-joueur de Football
    reconverti en baron rouge. Nul ne sait d'où venait l'argent qui a
    permit aux deux protagonistes de créer le mythique label Death Row Records. Menaçant, Suge aurait même dissuadé le manager des N.W.A. de laisser Dr Dre sous peine de le tuer.

    Entre temps, Dré rencontre Snoop Doggy Dogg par l'intermédiaire de son demi-frère Warren G.
    Il lui convainc de rapper sur leur premier duo « Deep Cover » toujours
    en 1991, avant de l'inviter sur son premier album solo en 1992, le
    classique parmi les classiques ‘The Chronic'. Grand album de la
    Westcoast, lançant une nouvelle vague sonore appelée G Funk, Dr Dre
    conquiert les charts et les ondes radios avec « Let Me Ride », « Dre
    Day » sur lequel il attaque Eazy-E et « Ain't Nuttin But A G Thang ».
    Le docteur pompe chez des groupes de funk de la côte ouest (Roger
    Troutman, George Clinton,...),
    ce qui a d'ailleurs permit à la Westcoast d'avoir une identité sonore
    propre avec la gangsta funk. Beaucoup d'artistes encore inconnus à
    l'époque se retrouvent sur ‘The Chronic' : Dat Nigga Daz (Daz Dillinger), Kurupt, Nate Dogg,...
    L'année d'après, en 1993, il lance Snoop Doggy Dogg en solo gavant les
    fans de G Funk et vendant des millions de ‘DoggyStyle', enrichissant
    leur label Death Row. Jusque 1994, il se retrouve à la production de
    bandes originales mythiques comme ‘Above The Rim' ou mieux, ‘Murder Was
    The Case' d'où est extrait « Natural Born Killaz » avec Ice Cube. En
    1995, Dre permit à Ice un immense coup de pub pour son film Friday, en
    participant à la bande son sur « Keep Their Head Ringin' ».

    C'est alors que 2Pac
    fait son apparition en 1996 et Dr Dre sentit le vent tourner en sa
    défaveur. Malgré le succès légué par l'hymne californien « California
    Love », derrière le rideau, Dré et Pac n'étaient pas vraiment copains à
    cause d'une histoire d'instrumentaux crédités à son nom (alors que
    c'était Daz Dillinger qui les produisaient). D'ailleurs, l'instrumental
    de « Cali Love » devait servir pour ‘The Chronic 2'. Dre ne supporte
    plus la direction de Death Row mené par Suge Knigh et de plus, son
    protégé Snoop Doggy Dogg lui reprocha de ne pas participer à son
    procès. Ce fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase, et la moitié
    de Death Row Records quitta le label avec la moitié des gains, soit
    quelques centaines de millions de dollars. Cet argent va lui servir à
    monter son propre label chez Interscope : Aftermath. Une page de
    l'histoire de la Westcoast vient d'être tournée.

    1996 et 1997, Dr Dre vit de productions singulières : Nas ("Nas Is Coming"), Blackstreet ("No Diggity"), Ras Kass ("Ghetto Fabulous"), ... sans pour autant empocher le jackpot. D'ailleurs Nas eut l'idée avec les Trackmasters, et avec Foxy Brown,
    AZ et Nature, de faire produire par Dre le projet The Firm. Premier
    bide. Le docteur se chargea de produire une compilation regroupant Mel
    Man, RC, King Tee, sur ‘Dr Dre presents The Aftermath'. Tout comme ‘The
    Firm', les critiques furent mauvaises et seul le single « Been There
    Done That » sorti du lot. 2e bide et gros passage à vide. Cependant, un
    bon point fut marqué lorsque Dre fit la paix avec Snoop Dogg et lui
    produit le tube « Bitch Please », ce en 1999.

    Aftermath patauge encore jusqu'à ce Dr Dre découvre une cassette avec un blanc-bec sur la pochette répondant au nom d'Eminem.
    Subjugué par les multiples talents de ce MC, il le signa direct en 1999
    et dans le feu de l'action sort ‘The Slim Shady LP' avec le succès
    qu'on lui connaît. Argent rentrant, Dr Dre se mit à travailler son
    véritable 2e album solo, ‘Chronic 2001', sortit fin 1999. Le succès
    revient pour le docteur-producteur grâce des morceaux aussi
    inoubliables et accrocheurs que ceux de ‘Chronic' premier du nom : «
    The Next Episode », « Still DRE », « Forgot About Dre »,... Mis à part
    Snoop Dogg, Nate Dogg, Eminem, les invités font parti bien entendu des
    meilleurs espoirs de la Westcoast : Kurupt, Xzibit, Knoc Turnal, Kokane, Six-2,... Classé classique.

    2000
    et 2001 furent des année chargées en consultations pour Dr Dre
    puisqu'il réalisa les albums de Snoop Dogg, Xzibit, son artiste Eminem,
    etc... Dre fit aussi avec Snoop sa première apparition sur grand écran
    avec ‘The Wash', signant par conséquent la bande son, d'où sera extrait
    « Bad Intentions » avec sa nouvelle coqueluche Knoc Turnal. 2002, il
    trouve enfin une chanteuse r&b au talent certain, la perle rare,
    Truth Hurts et permit à cette ancienne cantatrice d'opéra un succès
    international avec « Addictive » (produit par DJ Quik). En featuring de cet extrait figure une légende de la côte Est, Rakim,
    sa nouvelle signature. Un album fut vite réclamé mais ‘Oh My God' ne
    sortira jamais, à cause d'un Dr Dre trop perfectionniste. Toujours
    cette même année, il se rapproche d'une rappeuse qui avait déjà fait un
    ‘stage' chez Aftermath : Eve. Il la recontacte et lui signe un tube, «
    Blow Ya Mind ». Pas de doutes, Dré est redevenu le top-producer, est
    sollicité par de nombreux rappeurs : Busta Rhymes, Jay-Z, DJ Quik...

    Eminem devenant plus autonome, Dr Dre et lui prirent en main la charge de produire le rappeur le plus hot de New York : 50 Cent.
    La connexion Shady/Aftermath se forme et enfanta le premier album de
    Fifty : ‘Get Rich Of Dye Tryin' qui fut un succès phénoménal grâce au
    hit « In Da Club » produit par Dr Dre en personne. Avec le G Unit,
    ceci formera le triangle infernal qui règne actuellement sur le rap
    game avec Def Jam. Toujours avide de trouver des talents, les
    signatures sur son label de Eve et Busta Rhymes (et l'éviction de Rakim
    et Truth Hurts sans compter Brooklyn et Joe Beast) ne lui suffisent pas
    : Dr Dre voudrait produire un rappeur originaire du même quartier que
    lui : Compton. C'est chose faite fin 2003, lorsqu'il signa The Game, l'ex-protégé de JT The Bigga Figga.
    En partenariat avec le G Unit pour le coup marketing, il balance ce
    jeune rappeur au sommet des charts avec des tubes tels que « Westside
    Story » et « How We Do ». Mis à part son nouveau poulain, Dr Dre
    produit aussi ‘Encore' d'Eminem (sorti fin 2004), et ‘The Massacre' de
    50 Cent avec entre deux, ‘The Documentary' de Game en 2005.

    En
    parallèle de tout ça, Dr Dre songeait réellement à s'adonner uniquement
    à la production de ses artistes, et en contrepartie laisser le rap de
    côté. Mais lorsqu'il a failli se faire poignarder aux Vibe Awards en
    2004, il changea d'avis pour se donner à fond sur ‘Detox', son très
    attendu 3e album. Sans compter aussi les disques de Busta et Eve, ou
    mieux, ce dont rêve tous les fans : un disque pour Ice Cube et un
    album/duo avec Snoop Dogg.


  • Commentaires

    1
    ali
    Mercredi 24 Mai 2006 à 13:12
    quand tesque tu reprendera la musique
    waw le grands gangsta Rapeur du monde entier DR.DRE je me demande quand tu reprendera la musique toute tes musique me plaise comme FUCK YOU et Bang Bang et surtout FORGOT ABOUT DRE ave EMINEM
    2
    ali
    Mercredi 24 Mai 2006 à 13:15
    quand tesque tu reprendera la musique
    waw le grands gangsta Rapeur du monde entier DR.DRE je me demande quand tu reprendera la musique toute tes musique me plaise comme FUCK YOU et Bang Bang et surtout FORGOT ABOUT DRE ave EMINEM
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